CONFEDERATION GENERALE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE - CGTM -
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Les habitants d’Ehl Lebatt devant le palais

Un groupe de personne issu de la localité d’Ehl Lebatt, près du village Egrigh dans la wilaya du Tagant, avait tenu ce matin un rassemblement devant le palais présidentiel. Ce groupe manifestait notamment contre des inconnus qui ne cessent de faire irruption dans leur localité sans doute pour les déloger. C’est ainsi que l’un des manifestants nous raconte que ces inconnus ont à plusieurs reprises, détruit leurs écoles, leur plantation et enseveli leurs puits. Il indique également que ces inconnus le plus souvent armés sont manipulés par un homme d’affaire du nom de Sid’Ahmed O/ Mohamed O/ Ghrini O/ Mohamed. Il a aussi signalé que l’affaire est entre les mains de la justice depuis plusieurs mois déjà. Mais, à ce jour, il n’y a pas eu de règlement. Un autre manifestant nous rapporte que son voisin de la même localité a été agressé et aurait reçu même un coup derrière la tête mais qu’il est inculpé par la police sans motif valable. Il précise que ces agresseurs ont été arrêtés plusieurs fois mais qu’ils finissent toujours par recouvrer la liberté. Il souligne que cette terre les appartient, depuis le temps de leurs ancêtres. Seulement, ils n’y sont plus en sécurité. Ce problème, vieux de plus de trois ans, n’arrive toujours pas à connaître son épilogue. Une situation certes insupportable qui a poussé le groupe à se rendre auprès du Wali de Tidjikja. Mais ce dernier a reconnu que cette affaire n’était pas de son ressort et que seules les autorités de Nouakchott pouvaient la régler. C’est à la suite de cela, que le groupe s’est rendu à Nouakchott. Là ils n’ont cessé de faire la navette entre le ministère de l’intérieur, celui de la justice et le tribunal de Nouakchott sans résultats significatifs. Leurs proches restés au village se disent terrorisés et ne se sentent plus en sécurité dans ce lieu qui représentait à leurs yeux un havre de paix. Actuellement, ce groupe demande tout simplement que justice leur soit rendue parce qu’ils vivent une situation difficile. A peine, ont-ils commencé à exprimer leurs doléances devant le palais ocre, que la police est venue disperser leur manifestation et conduit les leaders du groupe vers une destination inconnue.

 

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